On the political situation in Venezuela
On the occasion of the Venezuelan presidential elections on July 28, 2024, the Swiss Communist Party rejects as a matter of principle the imperialist interference of the United States, the European Union and the Organization of American States against the country's sovereignty, and reaffirms its solidarity with the Venezuelan people.
The political, social and economic problems that have plagued Maduro's government for over 10 years have been caused in large part by the imperialist system, in particular the sanctions, which we strongly denounce. However, it is pertinent to analyse with lucidity the responsibility of the governmental management of Maduro and the United Socialist Party of Venezuela (PSUV), during this same period.
First of all, political power and the means of production still belong to the bourgeoisie in Venezuela, as in other “progressive” Latin American countries. There have indeed been measures against extreme poverty, social services have been set up and companies have been nationalised. But the fundamental point is that there has been no radical change in the capitalist character of the system. Workforce is still at the service of the capital.
In addition, Maduro's government has implemented anti-popular policies in favour of national and international capitalist interests, in collusion with Venezuelan employers, in the areas of wages, retirement pensions and privatisation. In this context, we must also highlight the cases of corruption, the most revealing example of which is the misappropriation of $22 billion dollars from the oil company PDVSA.
Consequently, the Communist Party of Venezuela (PCV), on the basis of its defence of the independence of the Venezuelan workers' movement, as well as the formation of the revolutionary popular bloc, has distanced itself from Maduro's government, systematically denouncing the new pact of capitalist elites between the PSUV and the employers' organisations.
Maduro's government and the PSUV have achieved a defamatory, anti-communist campaign against the PCV, calling into question even its democratic rights and those of its Secretary General, Oscar Figuera, who was also re-elected as a national deputy in the 2020 legislative elections. This situation has led to serious unconstitutional irregularities, stripping the PCV of its electoral rights and preventing it from presenting a candidacy in this year's presidential elections.
The Swiss Communist Party reaffirms its firm solidarity with the Communist Party of Venezuela, which is under serious attack from the PSUV government. We denounce the recent threats against Oscar Figuera, General Secretary of the PCV, as well as the persecution of communist leaders and activists, such as Héctor Alejo Rodriguez, International Secretary of the PCV.
As for the political crisis provoked by the presidential elections of July 28, 2024, it has a clear class character and is rooted in the Maduro government's policy in favour of capitalist interests, which has resulted in the destruction of workers' wages, the imprisonment of trade unionists and attacks on the PCV. At the same time, Maduro's government has negotiated agreements with the United States, employers and the Venezuelan opposition on economic matters and the electoral agenda.
Obviously, imperialism is trying to instrumentalize the demonstrations of the popular sectors, a situation that must be countered through an independent class policy that illuminates the path to socialism-communism, and not by criminalising all demonstrations. Only a Communist Party like the PCV, with a revolutionary program and close links with the popular workers' movement, can lead this anti-imperialist struggle consistently and effectively.
In view of the current political situation in Venezuela, the Swiss Communist Party reaffirms the following points:
Sur la situation politique au Venezuela
A l’occasion des élections présidentielles vénézuélienne du 28 juillet 2024, le Parti Communiste Suisse (PCS) rejette comme position de principe l’ingérence impérialiste des Etats-Unis, de l’Union Européenne et de l’Organisation des Etats Américains à l’encontre de la souveraineté du pays et réaffirme sa solidarité avec le peuple vénézuélien.
Les problèmes politiques, sociaux et économiques, durant la période du gouvernement de Maduro depuis plus de 10 ans, ont été causés en grande partie par le système impérialiste, notamment avec les sanctions, que nous dénonçons avec force. Il est toutefois pertinent d’analyser avec lucidité la responsabilité de la gestion gouvernementale de Maduro et du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV), durant cette même période.
Tout d’abord, le pouvoir politique et les moyens de production appartiennent toujours à la bourgeoisie au Venezuela tout comme dans les autres pays « progressistes » d’Amérique latine. Il y a en effet eu des mesures contre l’extrême pauvreté, la mise en place de services sociaux et des entreprises ont été nationalisées. Mais le point fondamental c’est qu’il n’y a pas eu de changement radical dans le caractère capitaliste du système. La force de travail est toujours au service du capital.
En outre, le gouvernement de Maduro a mis en œuvre des politiques anti-populaires en faveur des intérêts capitalistes nationaux et internationaux, en connivence avec le patronat vénézuélien, en matière salariale, des pensions de retraite mais également à travers des privatisations. Dans ce cadre, il faut aussi mettre en évidence les cas de corruption dont l’exemple le plus révélateur est le détournement de 22 milliards de dollars de l’entreprise pétrolière PDVSA.
Par conséquent, le Parti Communiste du Venezuela (PCV), sur la base de la défense de l’indépendance du mouvement ouvrier vénézuélien, ainsi que de la formation du bloc populaire révolutionnaire, s’est démarqué du gouvernement de Maduro, en dénonçant systématiquement le nouveau pacte des élites capitalistes entre le PSUV et le patronat.
C’est ainsi que le gouvernement de Maduro et le PSUV ont réalisé une campagne diffamatoire et anticommuniste contre le PCV, remettant en cause même ses droits démocratiques ainsi que ceux de son secrétaire général, Oscar Figuera, également député national réélu lors des élections législatives de 2020. Cette situation a dérivé vers de graves irrégularités inconstitutionnelles pour dépouiller le PCV de ses droits électoraux et l’empêcher de présenter une candidature aux élections présidentielles de cette année.
Le Parti Communiste Suisse réaffirme sa ferme solidarité avec le Parti Communiste du Venezuela, qui subit de graves attaques de la part du gouvernement du PSUV. Nous dénonçons les récentes menaces à l’encontre de Oscar Figuera, secrétaire général du PCV, ainsi que la persécution des dirigeants et militants communistes, tels que Héctor Alejo Rodriguez, secrétaire international du PCV.
Concernant la crise politique provoquée à la suite des élections présidentielles du 28 juillet 2024, elle a un évident caractère de classe et prend racine dans la politique du gouvernement de Maduro en faveur des intérêts capitalistes, qui s’est traduite notamment par la destruction du salaire des travailleurs, l’emprisonnement de syndicalistes et les attaques contre le PCV. En même temps, le gouvernement de Maduro a négocié des accords avec les Etats-Unis, le patronat et l’opposition vénézuélienne en matière économique et également concernant l’agenda électoral.
Evidemment, l’impérialisme tente d’instrumentaliser les manifestations des secteurs populaires, situation qu’il faut contrecarrer à travers une politique de classe indépendante qui éclaire la voie du socialisme-communisme, et non pas en criminalisant toute manifestation. Seul un Parti Communiste comme le PCV, avec un programme révolutionnaire et des liens étroits avec le mouvement ouvrier-populaire, peut mener cette lutte anti-impérialiste de manière conséquente et efficace.
Vue la situation politique actuelle au Venezuela, le PCS réaffirme les points suivants :
Über die politische Lage in Venezuela
Anlässlich der Präsidentschaftswahlen vom 28. Juli 2024 in Venezuela lehnt die Kommunistische Partei der Schweiz prinzipiell jede imperialistische Einmischung der Vereinigten Staaten von Amerika (USA), der Europäischen Union (EU) und der Organisation Amerikanischer Staaten (OAS) in die Angelegenheiten des souveränen Staates Venezuelas und bekräftigt nochmals ihre Solidarität mit dem venezolanischen Volk.
Die politischen, sozialen und wirtschaftlichen Probleme während den Amtszeiten der Maduro-Regierung seit 10 Jahren sind hauptsächlich dem imperialistischen System zuzuschreiben, u.a. das Sanktionsregime, das wir entschlossen verurteilen. Trotzdem lohnt es sich auch die Verantwortung der Maduro-Regierung und der Vereinigten Sozialistischen Partei Venezuelas (PSUV) in diesen Jahren kritisch zu betrachten.
Zuerst sei festgehalten, dass die politische Macht und die Produktionsmittel immer noch in der Hand der Bourgeoisie sind – in Venezuela aber auch in allen anderen «fortschrittlichen» Ländern Lateinamerikas. Es stimmt, dass Massnahmen gegen Armut getroffen, Sozialleistungen eingeführt und Unternehmen verstaatlicht wurden, doch ein radikaler Systemwandel ist ausgeblieben – die Arbeit steht immer noch im Dienst des Kapitals.
Darüber hinaus hat die Maduro-Regierung im Einvernehmen mit den venezolanischen Arbeitgebern politische Massnahmen im Interesse des nationalen und internationalen Kapitals getroffen, die sich auf die Löhne und auf die Altersversorgung ausgewirkt haben und auch zu Privatisierungen führten. In diesem Kontext muss auch das Korruptionsskandal erwähnt werden bei dem 22 Milliarden Dollar des Erdöl-Unternehmens PDVSA veruntreut wurden.
Auf der Grundlage der Unabhängigkeit der venezolanischen Arbeiterbewegung und der Bildung des revolutionären Volksblocks hat sich die Kommunistische Partei Venezuelas (PCV) deshalb von der Maduro-Regierung distanziert indem sie systematisch die neue Allianz der kapitalistischen Eliten zwischen den Arbeitgebern und der PSUV angeprangert hat.
Die Maduro-Regierung und die PSUV haben daraufhin eine verleumderische und antikommunistische Kampagne gegen die PCV geführt, deren vorläufiger Höhepunkt der Einschnitt in die demokratischen Rechte der PCV und dessen Generalsekretärs und in den Parlamentswahlen von 2020 bestätigter Volksvertreter, Oscar Figuera, ist. Diese verfassungswidrigen Unregelmässigkeiten führten dazu, dass der PCV das Recht auf eine eigene Kandidatur für die Präsidentschaftswahlen dieses Jahres aberkannt wurden.
Die Kommunistische Partei der Schweiz bekräftigt ihre Solidarität mit der von der PSUV und der Maduro-Regierung angegriffenen PCV. Wir verurteilen die jüngsten Drohungen gegen Oscar Figuera und die Verfolgung von kommunistischen Führern und Aktivisten wie Héctor Alejo Rodriguez, internationaler Sekretär der PCV.
Die politische Krise, die sich nach den Präsidentschaftswahlen vom 28. Juli 2024 ergeben hat, trägt einen klaren Klassencharakter und wurzelt in der Politik der Maduro-Regierung zugunsten des Kapitals, die u.a. zu Lohneinbussen, Inhaftierungen von Gewerkschaftern und Angriffen gegen die PCV geführt hat. Gleichzeitig hat die Maduro-Regierung wirtschaftliche und wahlpolitische Verhandlungen mit den USA, den Arbeitgebern und der venezolanischen Opposition geführt.
Natürlich versucht der Imperialismus die Demonstrationen des Volkes auszunutzen. Diese Vereinnahmungsversuche müssen durch eine unabhängige sozialistisch-kommunistische Klassenpolitik und nicht durch Demonstrationsverbote bekämpft werden. Nur eine Kommunistische Partei wie die PCV, mit einem revolutionären Programm und engen Verbindungen zur Arbeiter- und Volksbewegung kann diesen anti-imperialistischen Kampf konsequent führen.
Angesichts der aktuellen politischen Lage Venezuelas bekräftigt die Kommunistische Partei der Schweiz folgendes:
Sobre la situación política en Venezuela
Con motivo de las elecciones presidenciales venezolanas del 28 de julio de 2024, el Partido Comunista Suizo (PCS) rechaza, como posición de principio, la injerencia imperialista de los Estados Unidos, de la Unión Europea y de la Organización de Estados Americanos contra la soberanía del país y reafirma su solidaridad con el pueblo venezolano.
Los problemas políticos, sociales y económicos acaecidos durante el período del gobierno de Maduro, desde hace más de 10 años, son causados en gran medida por el sistema imperialista, en particular por las sanciones, que denunciamos enérgicamente. Sin embargo, es pertinente analizar con lucidez la responsabilidad de la gestión gubernamental de Maduro y del Partido Socialista Unido de Venezuela (PSUV) durante ese mismo período.
En primer lugar, el poder político y los medios de producción siguen perteneciendo a la burguesía en Venezuela, como en los demás países "progresistas" de América Latina. Es cierto que se han tomado medidas contra la pobreza extrema, se han creado servicios sociales y se han nacionalizado empresas. Pero lo fundamental es que no ha habido ningún cambio radical en el carácter capitalista del sistema. La fuerza de trabajo sigue estando al servicio del capital.
Asimismo, el gobierno de Maduro ha aplicado políticas antipopulares a favor de los intereses capitalistas nacionales e internacionales, en connivencia con la patronal venezolana, en materia de salarios, pensiones de jubilación y también privatizaciones. En ese cuadro, hay que igualmente destacar los casos de corrupción, cuyo ejemplo más revelador es el desfalco de 22.000 millones de dólares a la petrolera PDVSA.
En consecuencia, el Partido Comunista de Venezuela (PCV), sobre la base de la defensa de la independencia del movimiento obrero venezolano y la formación de un bloque popular revolucionario, se ha distanciado del gobierno de Maduro, denunciando sistemáticamente el nuevo pacto entre las élites capitalistas, entre el PSUV y la patronal.
Por su parte, el gobierno de Maduro y el PSUV emprendieron una campaña difamatoria y anticomunista contra el PCV, poniendo en cuestión incluso sus derechos democráticos y los de su secretario general, Oscar Figuera, quien además fue reelegido como diputado nacional en las elecciones legislativas de 2020. Esta situación ha provocado graves irregularidades inconstitucionales, despojando al PCV de sus derechos electorales e impidiéndole presentar un candidato a las elecciones presidenciales de este año.
El Partido Comunista Suizo reafirma su firme solidaridad con el Partido Comunista de Venezuela, gravemente atacado por el gobierno del PSUV. Denunciamos las recientes amenazas en contra de Oscar Figuera, Secretario General del PCV, así como la persecución de dirigentes y militantes comunistas, como Héctor Alejo Rodríguez, Secretario Internacional del PCV.
Por lo tanto, la crisis política provocada tras las elecciones presidenciales del 28 de julio de 2024 tiene un claro carácter de clase y hunde sus raíces en la política del gobierno de Maduro a favor de los intereses capitalistas, que se ha traducido en la destrucción del salario de los trabajadores, el encarcelamiento de sindicalistas y los ataques al PCV. Al mismo tiempo, el gobierno de Maduro ha negociado acuerdos con los Estados Unidos, la patronal y la oposición venezolana en materia económica y también en lo que respecta a la agenda electoral.
Evidentemente, el imperialismo intenta instrumentalizar las manifestaciones de los sectores populares, situación que debe ser contrarrestada con una política de clase independiente que ilumine el camino del socialismo-comunismo, y no criminalizando todas las manifestaciones. Sólo un Partido Comunista como el PCV, con un programa revolucionario y estrechos vínculos con el movimiento obrero popular, puede dirigir con coherencia y eficacia esta lucha antiimperialista.
Ante la actual situación política en Venezuela, el PCS reafirma los siguientes puntos: